Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/411

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DE GUSTAVB 405 Appelles-y ton attention. Ce que [on] m’a rapporté · de Musset [et] de Sand m’a ému. Le capitaine se soutient toujours; c’est une grande figure. Dans la lettre que je t’avais écrite en te renvoyant son , volume, je t’y avais glissé deux phrases louan- geuses un peu exagérées, pensant que tu pourrais les lui lire. A ropos de lettres, i’en viens de voir V une de Du ëamp, qui est un chef-d'œuvre de démence et de vanité. Si Lambert, qui le voit sou- vent, était un homme communicatif`, il en pourrait ' dire de belles ai Madame Didier. Cpmme le temps change les hommes! et qu’il Faut peu de choses pour Faire tourner les tetes à de certaines gens! Les clous sont à la mode; ma belle-sœur en est _ capitonnée et elle ne fait rien pour se les faire pasws ser, exemple que je t'engage a suivre, au lieu de donner ton argent en pure perte au pharmacien et au médecin. i tu avais été. élevée comme moi dans les coulisses d’Esculape, tu serais convaincue de l’inutilité des remèdes dans les trois quarts et demi des maladies (et des choses de ce monde). ` ll _y avait dans les deux derniers numéros de la Revue deux articles curieux sur Edgar Poêm. Les as-tu lus? V · · Oui, je connais le Raphaël de Lamartine; c'est , le dernier mot de la stupidité prétentieuse. .l’ai passé une mauvaise semaine; je me sens stérile, par moments, comme une vieille bûche. Lai à faire une narration; or le récit est une chose qui m’est tres fastidieuse. ll Faut que je mette mon S héroïne dans un bal. ll _y a si longtemps que je n’en ai vuun que ça me demande de grands efl`orts (1) Par Baudelaire. _ I `