Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/413

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 407 d’esprit, de forme, de Fond, dame ou de corps : tout est lié dans l'homme. ll fut un tempsoù tu me regardais comme un égoïste jaloux qui se plai- sait dans la rumination perpetuelle de sa propre personnalite. C est la ce Cque croient ceux qui voient la surface. II en est e méme de cet orgueil . qui révolte tant les autres et que payent pourtant de si grandes misères. Personne plus que moi n’a, au contraire, aspiré les autres. J'ai été humer des Fumiers inconnus, j’ai eu compassion de bien des choses ou ne s’attendrissa1ent pas les gens sensibles. S1 la Bovarâl vaut quelque chose, ce livre ne man- quera pas e.cœu,r.\L’iron1e pourtant me semble dominer la vie. D ou vient que, quand je pleurais, j’ai été souvent me regarder dans la`glace pour me j voir? Cette disposition et planer sur soi-même est peut-être la source de toute vertu. Elle vous enleve a la personnalité, loin de vous y retenir., Le comi- t que arrivé a l’extréme, le comique qui ne fait pas rire', le lyrisme dans la blague, est pour moi tout ce ui me fait le lus envie comme écrivain. Les (l I V P _ ‘ _ _ _ deux elements humains sont la. Le Malade zmagz- `naire descend plus loin dans les mondes intérieurs que tous les Agamemnons. Le « N’y aurait-il pas u danger a parler de toutes ces maladies? » vaut le « Qu'1l rnourût! » · Mais que l'on lasse jamais comprendre cela aux pédants! Cest une chose drôle, du reste, comme je sens bien le comique en tant qu°homme et comme ma plume s’_y refuse! .l’y converge de plus en plus . et mesure que je deviens moins gai, car cest at la derniere des tristesses. Tai des idées de théâtre depuis quelque temps et l’esquisse incertaine d’un ` grand roman métaphysique, fantastique et gueu-·