Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 2.djvu/461

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 455 r Du Camp m’a répondu une lettre bonhomme et affligée. Je lui en ai renvoyé une autre du même tonneau (cle vinaigre). Je crois qu’il sentirallong- temps létourdissement d un tel coup de poing et u’il se le tiendra our dit. Je suis tres bon enfant Fl , .P . ,, ., jusqua un certain degré, jusqua une frontiere • J ' S (celle de ma liberte) qu on ne passe pas. Or comme il a voulu empieter sur mon territoire le plus per- sonnel, je l’ai recalé dans son coin et a distance. Comme il me disait que,l'on se devait aux autres, · j u’il fallait s’aider, etc.-, ue "avais une mission et fl , .q J . , . autres phrases, apres lui avoir exprime net que je _ me foutais radicalement de tout et de tous, j’ajou- tais : « Les autres se passeront donc de mes lumières. Je leur demande en revanche qu'ils ne m’empoi- sonnent pas de leurs chandelles >> et de méme encre pendant quatre pages. Je suis un Barbare, j’en ai fapathie musculaire, les langueurs nerveuses, les · yeux verts et. la haute taille; mais j’en ai aussi l°élan, l'entêtement, l'n·asc1bilité. Normands, tous que nous sommes, nous avons quelque peu de cidre dans les veines; c’est une boisson aigre et fermentée et qui quelquefois fait sauter la bonde. Nous reverrons demain, nous deux Bouilhet, l’article de Melaenis, puisque tu penses que ça vaut mieux. Mais il faudrait qu’1l fût signé de quel- qu’un du journal ou, tout au moins, que l’on ne sût pas que ça vient de toi, pour dérouter et voir . un peu les revirements. Je voudrais savoiraussi la piece de, Pradier parue. Quelle immense chose » que les Etats du Soleil de Bergerac! Jadore Babi- net; voila un homme qui admire l’Ane d’0r. J’ai beaucoup songé a Musset. Eh bien le fonds de tout cela c’est la Pose! Pour la Pose tout sert,