Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/124

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1 18 CORRESPONDANCE · Ta tante Achille ne me dit pas quel jour elle viendra ai Paris avec son époux. J'ai reçu hier douze bouteilles de vin de Vouvray: c’est un ca- deau de ce brave Maisiat auquel je suis très sen- sible. .l’ai eu hier dix ersonnes a la fois dans mes salons, et fai été le soir Cl'1CZ· la princesse Mathilde, qui est toujours fort aimable. J'attends Monseiqneur; nous allons travailler cet apres-midi ensemb e, après quoi i’irai au dîner de Magny. J e n’a.i aucun projet ni engagement pour le reste de la semaine. Théo m’a dit qu’il allait se mettre ai l'opéra de Salammbô, chose que je crois fortpeu. Voilà toutes les nouvelles. Tu me reproches, mon bibi, de ne pas t’écrire de longues lettres; mais que veux-tu que je tedise, vous écrivant tous les jours? J'ai bien envie de voir ta bonne petite mine fraîche et de la bécoter. Ton vieux. Les Bichons, que j'ai vus hier pour la première fois, se sont beaucoup informés de ta peinture. W 771. À LA MÈME. Paris, samedi, g h. I/2 du matin [5 décembre 1863 Oui, mon Caro, 9 heures et demie du matin! Monsieur est levé, bottiné, vêtu et prêt a se mettre en course. Hier matin, i'ai fini, tout à fait fini la féerie. Ma table est brossee et il y a un gros caillou