Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/150

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Rouen, c’est—a-dire quand quitterez-vous Croisset ? J'espere que je vais t’y voir pendant quelque temps encore. Comme il y a longtemps que je n'ai contemplé et bécoté à l'aise mon pauvre loulou !

Tu ne m’as donné aucune nouvelle de cette pauvre Flavie.

Je suis invité à aller au aujourd'hui chez son préfet, le sieur Janvier, me livrer à un bal suivi d'un gueuleton épique ; mais je me prive de ce plaisir.

Te voilà donc devenue une canotière. La voile fait une peur abominable à ta grand'mère : j'ai été obligé, autrefois, de renoncer à ce plaisir pour lui laisser la tranquillité. C'est un sacrifice qui m'a coûté, je l'avoue ; mais on en fait tant dans cette gueuse d’existence !

Sur ce, je t'embrasse et vais passer mes baûttes pour aller à la Bibliothèque lire des choses ineptes et prendre des notes sur icelles.

Adieu, ma chère Caroline.

Ton vieil oncle.

792. À LA MÉME.

Croisset, lundi matin, IO heures, 18 juillet [1864.].

MON BIBI,

Maxime Du Camp m’écrit ce matin qu'il a trouvé pour Fovard (1) une merveille, 200 francs : c'est le biscu1t de Sèvres représentant la Baigneuse de Falconnet, absolument intact, provenant de la succession du roi de Wurtemberg ; 38 centimètres de hauteur. Ça vaut à Paris de 700 à 800 francs.

(1) Notaire, ami de Flaubert.