Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/153

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 147 Dans quelque temps, je serai fort en ces inep- ties. .l’ai lu aussi toute la correspondance du Pere Lacordaire avec M’“° Swetchine, et beaucoup de Lamennais. De plus, je viens de passer quinze jours a Trouville et a Etretat; au mois d’août je retournerai à Paris pour une huitaine. Ainsi vous voila instruite de mes faits et projets. Et jvous? N’est-ce pas bientôt que vous allez chez Mm Fourneaux'? Serez-vous a Paris dans la seconde quinzaine cl'août'? ` Ma nièce vous écrira de Dieppe tres prochaine- ment. Vous savez bien que présentement je songe beaucoup ai vos yeux, et a votre joli cou que je baise ai droite puis a gauche, en vous serrant les deux mains bien plus affectueusement que respec- tueusement. , Le vôtre. 794.HÃ MADAME ROGER DES GENETTES· r [Croissct, été 1864.] ll n’y a rien de plus mélancolique que les beaux soirs d’été. Les Forces de la nature éternelle ' nous Font mieux sentir le néant de notre pauvre individualité. Quand je vois ma solitude et mes angoisses, je me demande si je suis un idiot ou un saint. Cette volonté enragée qui m’honore est « peut—étre un signe de bétise. Les grandes œuvres n’ont pas exigé tant de peine. Je suis incligné de plus en plus contre les réfor- IO.