Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/163

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 1 S7 cocher portait a sa boutonniere quatre décora- tions, ce qui fait que les passants me saluaient. Arrivé ici et 2 heures, fai visité le college, la cathé- drale. Oh! le beau sacristain ue celui de la cathédrale! Quel Onuphre! Uneqbarbe de quinze jours, une bosse sur chaque omoplate, un pif étroniforme, et une gueule! une gueule! ll m’a montré le manteau du sacre de Charles X, divers cfr¢9 de saints, des habits de Thomas Beclcet, etc., et a « reconnu de suite que j’étais un amateur»! .l’ai vu aussi un rude cierge donné par le pape àl monseigneur; il pèse 20 livres et sert une fois par an seulement. Afin qu’il dure davantage, on ne fallume jamais; un séminariste le porte à la procession devant monseigneur. Voila deux soirs consécutifs que je vais au café! hier, au café de MM. les militaires; aujourdhui, a celui de MM. les voyageurs de commerce. On y répète « l..ambert!1!» et on y rit du Cluarivari. —— O France! 800. À MADEMOISELLE LEROYER DE CHANTEPIE. Croissct, 6 octobre xS64.. Non, chère Demoiselle, je ne vous ai pas ou- bliée. Je pense souvent a vous, a votre esprit si distingué et a vos souffrances qui me semblent définitivement irrémédiables. Nos existences ne sont peut-être pas si diffé- rentes qu’elles le paraissent a la surface et ue . vous fimaginez. ll v a, entre nous, un peu plus U! Lambert Simnel, de Scribe et Melesville.