Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/173

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DE GUSTAVE FLAUBERTX 167 Continues-tu a Faire les délices des salons de Rouen en général et de celui de M. le Préfet en particulier? Ledit préfet m’a l’a1r ravi de ta per- sonne. ll me semble que tu te dégrades un peu, a tant fréquenter mes immondes compatrrotes. Et les ` lectures sérieuses, et Montaigne, les fortes études et le dessml que devient tout cela. au milieu d’une vie si folâtre? A .le te remercre des beaux détails que tu m’as envoyés sur la noce de Valentine, 'qui m’a l’air un peu enfoncée dans la galuchetterie (1). .le ne puis te rendre la pareille, ne sachant aucune Facétie. Le commerce des arts m’occupe exclusivement. Je suis perdu au milieu des vieux journaux et des marchands de tableaux. Demain et les jours sui- vants, j’a1 rendez-vous avec plusieurs d’entre eux. Rien n'est plus drfhcrle que les renseignements dont j’a1 besoin. .l'étud1e en méme temps l’hrsto1re . de la gravure. l..a copie est interrompue par ces occupations; j’espere a reprendre dans une hui- taine de jours. Aujourdhui, je âne chez lVl“‘° Hus- son (“) avec Tourguenell`, Taine et Du Camp. Demain je dînerai chez cette bonne Caroline Laurent (5), ou je n’ai mis encore les pieds qu’une fois. i e mena e mes courses our men crer es voi- .l ' g p ' ac l tures; quant a sortir at pied par le temps qu’il lait, (1) Galuchetterie, substantillait du surnom de «lVl'“° Galuchetbb, donné par Flaubert tr sa nièce. M"" Galuchet était le type de la bourqeoxse capable, qui aide son mari dans ses aH`ai1·es, et s’attire 3·lI].Sl ,CStlH]C des COI]lIIlCI'ç3.D.lÃS. · · (2) Amie de Maxime Du Camp, surnommée par ses mtxmes «le Mouton»; elle avait une marson agréable ou Flaubert allait volontiers. (3) Une cousine issue cle germains. ·