Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/212

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206 . CORRESPONDANCE impossible d’aller aux bibliothèques. Je perds mon temps et je me ronge. · Mille poignées de main. 842. À SA Nifacxz CAROLINE. Paris, vendredi, midi, 16 mars 1866. Pauvre loulou! tu m’as l’air de t’ennu_yer bien fort dans ta noble atrie. Cest, quant a moi, l’in- variable effet qu'ellJe me produit depuis mes plus tendres années. ljaspect de Rouen a quelque chose de mastoc qui vous écrase! Convenons-en] Mais, en revanche, les habitants sont très gentils, on ne peut plus bienveillants et démesurément spirituels. Je te conseille de te précipiter dans les Beaux-Arts et de reprendre Montaigne. Ca te con- solera. J’ai présentement un clou à la joue droite, un autre sur la rotule du genou gauche et un troi- sième au milieu de la cuisse droite, lequel est gros comme un petit œuf de poule. Je ne puis, non seulement marcher, mais me tenir debout, et je suis enhamaché de bandes et enfoui sous des ca- taplasmes. Cela va me tenir ainsi cinq à six jours, au moins. Je vais en profiter pour ne pas sortir et travailler. Je suis privé dimanche prochain d'en- tendre une comédie du divin Feuillet chez la Princesse. r Je ne sais encore si c’est demain ou de demain en huit que je verrai Monseiqpeur. Je ne vois pas d’autres c oses et narrer, mon