Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/214

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' 208 CORRESPONDANCE s’exprimer rainsi. Je profite de mes arréts forcés pour travailler et, quand je reviendrai ai Croisset, au milieu de mai, j’aurai probablement fini le pre- mier chapitre de ma seconde partie. Le deuxieme et le troisième chapitre me demanderont plus d’un anl C’est pire que les clous, celal Monseigneur est parti hier matin pour s’em- béter dans sa famille pendant les vacances de Pâques! Je ne pense pas que Spiritem t'amuse. Dis-moi ce que tu en trouves. Ecris-moi une lettre littéraire comme pour « la Divine »; ça flattera ma vanité. Son auteur (l’auteur de Spirite) va bientôt marier sa fille, ce qui ne l'amuse pas du tout. J e serai pro- bablement témoin du mariage. Ce sont des his- toires ai la fois comiques et lamentables. Recommences-tu à faire de la musique? As-tu repris ce brave Montaigne? Je devais demain dîner avec Grimaux. La chose me sera impossible. J e n’ai pas été lundi à Magny, ni hier chez la Princesse. Ma seule distraction consiste ai regarder de ma table les voitures sur le boulevard. On vient me voir et j'ai dailleurs mes dimanches. A Vous ne me donnez jamais de nouvelles de mon ami Fortin. Adieu, pauvre loulou. Embrasse pour moi ta grand'mére et ton époux. Deux gros baisers de nourrice sur tes bonnes joues. Ton vieil oncle qui tlaime. W Spirite, de Th. Gautier.