Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/226

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220 CORRESPONDANCE gentille et, si je ne t°ai pas répondu plus tôt, c'est que je voulais te dire le jour positif` de mon arri- vée. Je ne couche pas ai Saint-Gratien, mais j’_y vais dîner tous les jours. Jeudi, cependant, je res- terai à Paris pour assister à la première représen- tation du Don Juan de village de M"‘° Sand. Je passerai la soirée de vendredi et la matinée de samedi chez Monsei neur. Puis j'irai coucher à Croisset pour me débarrasser de mes nombreux colis. Et dimanche enfin je bécoterai ta 'olie mine. Telle est mon intention. Dis-moi si elle te con- vient; ne te gêne pas du tout avec moi, bibi. Si tu avais du monde chez toi, je pourrais tres bien reculer mon voyage. Je profiterai de l’occasion pour aller faire une visite a Ouvilleü). Mais il va sans dire que je res- terai plus loncgtemps chez mon Caro. Je compte être revenu éfinitivement a Croisset l’autre di- manche, le 19, comme je l'avais projeté. La Princesse voulait m’emmener avec sa bande passer tout le mois de septembre sur les bords du lac Majeur; mais le roman (le roman qu’il me tarde de reprendre), que serait-il devenu, ô mon Dieul êdieu, pauvre chérie. Embrasse ton mari pour moi. Ton vieil oncle qui t’aime. Je brûle de voir le fameux Chateau. Si tu as Flavie près de toi, n’oublie pas de Iui demander en quoi consiste le tiers ordre. U) Propriété de M“" Roquigny (Juliette Flaubert).