Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/238

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2 3 2 CORRESPONDANCE 86;. À LA Piumcnssz MATi»11LDE. Croisset, vendredi soir. Eh bien, Princesse, comment s est passé le voêage? Sans encombre n’est-ce pas? Le plus dx cile est accompli et le moment du retour ne va pas tarder; un peu de courage] Je connais mieux qu’un autre les arraclzcmcnts du départ (chaque année, quand je quitte Paris, fai une beure douloureuse), aussi ai-je bien com~ pris tout ce que vous me dites. Mais plus tard, c’est-a-dire bientôt, vous serez contente de votre résolution et vous retrouverez Saint-Gratien et la rue de Courcelles avec une émotion de cœur délicieuse. A propos d’attendr1ssements, i’en ai eu un, Princesse, en lisant vos demieres lignes, ou vous m'annoncez un petit cadeau qui me sera plus doux ue la chose en soi. Car l'l1onneur est partagé par beaucoup, mais cela non pas! et je ne sais comment faire pour vous répondre et vous remercier. Je vous trouve, néanmoins, bien sévère pour Mon damier amourm. Ce livre contient, selon moi, des parties tres remarquables, entr’autres les carac- tères de F elicie et de Tonmo. Quant a ses défauts, je les ai dits de vive voix a l’auteur; car Elle est tombée dans ma cabane, a l’1mprov1ste, avant-luer, en revenant de Samt-Valery, ou elle avait été voir A. Dumas ( les oreilles ont dû vous saigner, Prin- (1) De George Sand.