Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/304

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2 9 8 CORRESPONDANCE la Princesse, ni lundi au Magny de la uinzaine, ni hier chez M. Cloquet où fétais inviil a dîner. Je vais aujourdhui aller ai l’Exposition avec la Princesse Mathilde. Je dînerai chez M'"' Husson, mais demain et apres—demain je ne sors pas de chez moi, afin de piocher pour finir mon chapitre avant mon retour dans ma patrie. Voila des nouvelles peu intéressantes, mais je n’en ai pas d' autres ai te donner. Quant a la poli- tique, les bourgeois ont toujours une extrême venette de la guerre. Je ne crois pas, quoi qu'on dise, qu'elle ait lieu maintenant. Beaucoup de per- sonnes de ma connaissance sont déja parties pour la campagne. «Tout part.» Je n'ai pas envie de faire comme tout: le plus grand charme de la campagjne est pour moi le voisinage et la société de ma elle nièce. Ton vieil oncle. gr 2. À GEORGE SAND. [Paris, mai 1867.] Je m’ennuie de ne pas avoir de vos nouvelles, chere maître. Que devenez-vous? Quand vous reverrai-je ? Mon voyage à N ohant est manqué. Voici pour- quoi. Ma mère a eu, il y a huit jours, une petite attaque. ll n`en reste rien, mais cela peut recom- mencer. Elle s’ennuie de moi et je vais hâter mon retour ai Croisset. Si elle va bien vers le mois d’août et que je sois sans inquiétude, pas n°est besoin de vous dire que je me précipiterai vers vos penates.