Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/317

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 31 1 mont, ai l’Hôtel du Mulet, sur la Grande place; on s’y empiffre convenablement. Ne pas oublier, à Royat, d’aller dîner chez la mere Fournier; elle accommode les côtelettes de veau et les champi- gnons d’ une maniere idéale. Quant aux hôtels de Vichy, ils sont tous Ipi- toyables. Pas de pays ou la nourriture soit p us piètre. Nous sommes descendus à l'Hôtel Britan- nique, tenu par Léger, mais je crois qu’il n’existe plus. Le plus celebre est l’l·lôtel Guillermin. Les prix varient de IO à I5 francs par jour. En votre qualité d’hommes de lettres, vous serez invites à dîner chez Callou, le fermier des eaux. Je vous conseille d’acce ter, arce ue c’est le seul endroit de Vichy où 1l’on boive cde l’eau non medicinale. ‘ N. B. —- Observer la bedaine de Jules César, libraire. Le docteur V/illemin auquel je vous adresse, quoique marié et père d’une nombreuse famille, vous indiquera où se trouve le b... et se ferait même un plaisir de vous y conduire. Bref`, ie crois que vous e trouverez gentil. Adieu, mes bons vieux, envoyez—moi de là-bas quelque épître. Eh bien, et le roman ll)? quand paraît—il en vo- lume ? Ma mère va assez bien et vous remercie de votre bon souvenir. Je vous embrasse tendrement. (1) Manette Salomon.