Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/352

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346 CORRESPONDANCE nouvelles, l’artiste Feydeau a un succes avec la Comtesse Je Cbâlis, ce qui ne l°empêche pas d’é- changer, dans le Fi aro, des objurgations avec l'israélite Lévy. La lllanettc Salomon des Bichons me paraît avoir remporté une veste d'une telle longueur qu’elle peut passer pour un linceul; c’est à lire néanmoins. En fait de lectures, je me suis livré dernière- ment à l’étude du croup. ll này a pas de style plus long et plus vide que celui es médecins! Quels bavards! Et ils méprisent les avocats! Fais-moi penser à t'apporter une raide piece de vers composée par Bérat; c’est un éloge de Rouen comme tu n’en écouvriras pas dans les hypogées, je t’en réponds. ' 949. À GEORGE SAND. [Croisset] Nuit de mercredi [18-19 décembre 1867]. Chère maître, chere amie du bon Dieu, «par- lons un peu de Dozenval», rugissons contre M. Thiers! Peut-on voir un plus triomphant im- bécile, un croûtard plus abject, un plus étroni— forme bourgeois! Non, rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la bourgeoisie! Est-il possible de traiter avec un Sanafaçon plus naïf et plus ine te la hiloso- phie, la religion, les peuples, la lilllerté, lle passé et l’avenir, l' istoire et l’histoire naturelle, tout, et le reste! ll me semble éternel comme la médio- crité! II m’écrase.