Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/366

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3 60 CORRESPONDANCE V emboîter mes personnages dans les événements politiques; les fonds emportent les premiers plans. .l'étais hier soir si éreinté que j'ai lâché ma Princesse; aussi, crqpant que j’étais malade, vient- elle tout et l'heure e m’envo_yer un estafier avec un billet (qui m’invite a dîner pour mercredi). Ledit commissionnaire est surchargé de médailles militaires et tres grand, ce qui me donne pres de mon portier beaucoup de considération; ce soir, je vais au concert chez son cousin l’Empereur. Tout a l’heure on vient de m’apporter un billet de faire part m’annonçant la mort de M’“° Valazé mere. Je ne puis faire autrement que d’aller a son enterrement. As—tu lu Thérèse Raguin ? le trouve ce livre-la tres remarquable, quoi qu'on dise. Quant a la Comtesse de Cbcîlis, .on n’en parle lus, mais plus du tout. Donne-moi donc des détail; sur les femmes de ta bonne maman. Est-ce ue, sérieusement, elle renvoie .lulie de chez elle? Pourquoi? Cette me- sure me araît bien rigoureuse. Quand) venez—vous a Paris? Il m’ennuie de ta fraîche trombine. L’« horizon politique » continue a s'assombrir et tout le monde déblatere contre le ouvernement, ce qui ne m’empêche pas, moi, de croire à sa solidité par la raison suivante z il n’_y a pas un mot de ralliement, une idée commune, un drapeau quelconque, autour duquel on puisse se grouper. le défie qui que ce soit de réunir vingt personnes ayant la même opinion active. La uestion, d’ailleurs, n’est plus politique, et un (Lilian ement de gouvernement ne la résoudrait pas. Pa seule chose importante, Madame, c'est la