Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/373

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DE GUSTAVE FLAUBERT. ` 367 ‘ Oui, ma belle nièce, i’admire beaucoup les Clwâtimènts, et ie trouve ces vers—là HÉNAURMEs! bien que le fond du livre soit bête, car c’était la France, le peuple, qu’il fallait engueuler. Je ne connais pas l'ouvrage de Büchner dont tu me parles; mais je vois avec plaisir que mon ancienne éleve se livre ai des lectures sérieuses. Quant ai mon avis sur ces choses, le voici en un mot : ie ne sais pas ce que veulent dire ces deux substantiis Matière et Esprit; on ne connaît pas lus l`une que l’autre. Ce ne sont peut-être que dléux ‘ abstractions de notre intelligence. Bref`, je trouve le `Matérialisme et le Spiritualisme Jeux imperti- ` nences égales. Demande à Monseigneur de te prêter le Ban- quet et le Pbédon de Platon (dans la traduction de Cousin). Puisque tu aimes l’idéal, mon loulou, tu le boiras, dans ces livres, à la source même. Comme art, c'est merveilleux. J’ai dîné hier chez Bataillem, avec le duc et la duchesse de Persigny, le terrible Jollibois et l'an- cienne sous-préfète de Mantes, Mm de Marcilly. Ce brave Bataille a encore reparlé du bon dîner que ta grand’mere lui a donné l'année derniere; il a l’estomac reconnaissant. (Cest, du reste, un bon pére de Famille; la Façon dont il bécotait sa petite fille m’a attendri.) ll s'est aussi étendu sur la beaute de Mm Fortin. Apres quoi iai été chez la Princesse, où iai vu plusieurs anges. Quelles plumes, n... de D...! As-tu lu Thérèse Raguin ? Jeudi, probablement, je dînerai avec mon chéri (1) Conseiller d’État, ami de Napoléon lll.