Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/381

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DE GUSTAVE FLAUBERT. 375 970. À GEORGE SAND. Samedi soir 1868]. .l'ai reçu vos deux billets, chère maître. Vous m'envoyez pour remplacer le mot « libellules » celui d’« alcyons ». Georges Poucliet m’a indiqué celui de gem: des lacs (genre Gerris). Eh bien! ni l’un ni l'autre ne me convient, parce qu’ils ne font pas tout de suite image pour le lecteur igno- rant (1). ll faudrait donc décrire ladite bestiole? Mais ça ralentirait le mouvement! ça emplirait tout le paysage! Je mettrai « des insectes ai grandes pattes », ou « de longs insectes », ce sera clair et court. Peu de livres m’ont plus empoigné que Cadio, et je partage entièrement Fadmiration de Maxime. Je vous en aurais parlé plus tôt si ma mère et ma nièce ne m'avaient pris mon exemplaire. Enfin, ce soir, on me l’a rendu; il est la sur ma table et je le feuillette tout en vous écrivant. Et d’abord, il me semble —que ça doit avoir été comme ça! ça se voit, on y est et on palpite. Com- bien de gens ont dû ressembler a Saint-Gueltas, au comte de Sauvières, à Rebecl et même ai Henri, quoique les modèles aient été plus rares. Quant au personnage de Cadio, qui est plus d'in- vention que les autres, ce que i’aime surtout en lui, c'est sa rage Féroce. Là est la vérité locale du caractère. l..°l1umanité tournée en Fureur, la guillo- ül Documentation pour L’Éducati0n sentimentale.