Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/410

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· 404 conmzspoivnaivcis ^ 99I- Ã GEORGE SAND- Croisset, mercredi soir, 9 septembre [1868]. Est-ce une conduite, cela, chère maitre? Voilà près de deux mois que vous n’avez écrit at votre vieux troubadour! Etes-vous à Paris, at Nohant ou ailleurs? On dit que Cadio est présentement en répé- tition à la Porte-Saint-Martin (vous étes donc fâchés, vous et Chilly?) On dit que Thuillier fera sa réapparition dans votre piéce. ( Mais je la croyais mourante — Thuillier, pas votre piéce.) Et quand le jouera-t-on, ce Cadio ? Étes-vous con- tente'? Etc. ' Je vis absolument comme une huître. Mon roman est le rocher qui m’attache, et je ne sais rien de ce qui se passe dans le monde. Je ne lis même pas ou plutôt n’ai pas lu la Lan- temel Rochefort me scie, entre nous. II faut de la bravoure pour oser dire timidement que ce n'est peut-être pas le premier écrivain du siècle. O Vel- chesl Velchesl comme soupirait (ou ru issait) M. de Voltaire! Mais, at propos du même âoche· fort, 'ont-ils été assez couennes? Quels pauvres ens . g Et Sainte—Beuve? le voyez-vous? Moi, je tra- vaille furieusement. Je viens de faire une des- - cription de la forêt de Fontainebleau , qui m'a donné envie de me pendre _à un de ses arbres. Comme je m’étais interrompu pendant trois semaines, j'ai eu un mal abominable pour me remettre en train. Je suis de l'acabit des chameaux, qu’on ne peut