Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/428

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-4.22 CORRESPONDANCE j'avais peur cle vous fatiguer par la fréquence de mes autographes. 4 Oui! oui! oui! (sans que vous en ayez le moindre soupçon, j’en suis sûr) vous m’avez en- voyé, sur Leurs Majestés espagnoles, un morceau ·de style qui est tout bonnement un clnfd'œuvre. Ten ai ri, tout haut «dans le silence du cabinet». Vous n’imaginez as comme ce tableau-là. est réussi. II me semltllait, en lisant, vous entendre parler. Cest charmant, et je vous ferai observer que je m’y connais (au style) et que je ne me trompe pas. A propos de style, fai eu hier des nouvelles Cle ' Sainte-Beuve par Tourguenelf, qui est venu passer la journée de dimanche à Croisset. ll a peu d'hommes dont la compagnie soit meilleure et l'esprit plus séduisant. Quel dommage qu’on ne vive jamais avec les gens que l'on aime! Ma nièce me quitte jeudi prochain Pour s’en retourner à Rouen et ma so itude complete va commencer. .l’en profiterai pour accélérer mon interminable bouquin, qui commence à m'exaspé- rer par la lenteur de sa confection. M""` Sand m’a invité au ba teme ou le Prince Napoléon doit être parrain. Plais un voyage la. Nohant me déran- gerait trop. .l’ai refusé. Ce qui ne me dérange pas, ce sera d'aller a Paris vers Noël, ou meme avant. II ne doit plus avoir qu’une série d’invités pour Compiegne. X/'ous êtes de la derniere, n’est—ce pas? Ne finit-elle pas vers le 15 décembre? Je ne saurais vous dire combien falfaire Bauclin m’a chagriné. Mais je n’ai peut—etre pas besoin de vous le dire?