Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/59

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DE GUSTAVE FLAUBERT. S3 clous, je soulfrirai moins ( il m’en reste un cepen- dant Ea. la joue, qui me déiigure, sans compter des démangeaisons intolérables a certains endroits du corps). Bref, je n’ai pas été gai depuis un mois. Ajoute ai cela les épreuves et es discussions sur la féerie! P , ll y a une malédiction sur elle (sur cette pauvre féerie), car la femme de d’Osm0y est revenue à Paris fort souffrante d’une maladie de foie, de sorte que le trio est maintenant rompu. A fheure qu'il est, Monseigneur dîne avec Duplan chez M‘“° Cornu; Monseigneur déjeune et dîne demain en ville; Monseigneur, aprés-demain, signe un contrat de mariage et redîne en ville; Monsei- gneur va bien; Monseigneur seul est beau! Mon- seigneur a un tempérament si peu nerveux! Mon- seigneur est un liippopotame si bien cuirassé! II s’en va de Paris mercredi, pour revenir deux jours au commencement de l'autre semaine et repartir définitivement. De tout cela il résulte que j'ai la plus grande envie et la plus extrême impatience de vous voir. Vous seriez bien gentilles si vous m'arriviez au milieu de l’autre semaine, vers le 3 ou le 4 no- vembre. ll faudrait, pour cela, vous priver du voyage de Verneuil. De plus, sous la pluie tombe et le froid qui pince, il est insensé ai ta bonne maman de se trimbaler dans une carriole. J e te prie de réfléchir un peu aux remords que tu aurais si elle devenait par la suite malade! J e suis sûr qu’elle ne fait ce voyage que par complaisance pour toi. Donc, je te prie, c ère Caro, pour moi et pour elle, d’être la premiere a l’en dissuader. Vous irez au printemps, ai votre retour; il fera plus