Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 5.djvu/74

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68 CORRESPONDANCE couleur des pierres ai la clarté des étoiles. lnter- rqgez là-dessus tous les voyageurs en Orient, ou al ez- voir. Etjpuisque vous me blamez pour certains mots, énorme, entre autres, que je ne défends pas (bien qu’un silence excessi fasse l’eHet du vacarme), moi aussi je vous reprocberai quelques expres- sions. .le n’ai pas compris la citation de Désau ier, ni quel était son but. .l'ai Froncé les sourcds à bibelots carthaginois, diable de manteau, ragoût et pimente pour Salammbô qui baltfole avec le serpent, et devant le beau drôle de Libyen qui n’est ni peau drôle, et a l’imagination libertine de chaha arim. Une derniére question, ô maître, une uestion inconvenante : pourquoi trouvez-vous Schalbabarim presque comique et vos bonshommes de Port- Royal si sérieux? Pour moi, M. Singlin est funèbre ai côté de mes éléphants. Je regarde des Barbares tatoués comme étant moins inhumains, moins spé ciaux, moins cocasses, moins rares que des gens vivant en commun et qui s’appellent iusqu'a la mort Monsieur! Et c’est précisément parce qu'ils sont trés loin de moi ue j'admire votre talent à me les faire comprendlre. Car j’y crois, a Port- Royal, et je souhaite encore moins _ vivre qu’a Carthage. Cela aussi était exclusif`, dors nature, forcé, tout d'un morceau, et ce endant vrai. Pour- quoi ne voulez-vous pas que dieux vrais existent, deux excès contraires, deux monstruosités diffé- rentes? .le vais finir. Un peu de patiencel Étes-vous curieux de connaître la faute enorme (énorme est