Page:Flaubert Édition Conard Correspondance 6.djvu/454

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448 _conma:sr>0NDANcE 1351. A Ekmasr FEYDEAU. ‘ (Croissct) Mercredi soir [Mi-novembre 1872-_I. Je n’en sais rien, mon bon. Peut-être au com- V mencement de décembre irai—ie passer à Paris quinze jours, pour revenir ici jusqu'au commen- cement de février'? Peut-être ne partirai-je de. Croisset qu'à cette époque'? Cela dépendra de mes allaires. Du reste, cette grave question sera décidée d'ici a une quinzaine de iours. i - Comme renseignements sur Théo, adresse-toi à Olivier de Gourjault, un ami de son Fils, qui connaît ai fond toute la partie bibliographique. Quant à la biographie, prends des renseigne- _ ments auprès de ses sœurs et d’Arsène Houssaye. Il y a une Etude de Sainte-Beuve. Mais tu la connais sans doute. Fais bien sentir qu’il a été exploité et tyran- nisé dans tous les'journaux où il a écrit; Girar- din, Turgan et Dalloz ont été des tortionnaires u pour notre pauvre vieux, que nous pleurons. Moi, je ne me console pas de sa perte. Depuis que je sais que je ne le verrai plus, fai un redouble- ment d’amertume qui me submerge. ` ` Un homme de génie, un poète qui n’a pas de rentes et qui n’est d'aucun parti politique étant donné, il est forcé, pour vivre, d'écrire dans les . journaux; or, voilà ce qui lui arriva. C'est la, selon moi, le sens dans lequel tu dois faire ton étude. Quand on écrit la biographie d’un~ami, on doit la faire au point de vue de sa vengeance. Je