Page:Flaubert - Salammbô.djvu/455

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Cinabre (Cinnabre). Substance tinctoriale d’un rouge sanglant. Pline, XXXIII, 38.
Cinamome. Arbuste de la famille des Lauracées, dont une variété produit du camphre, et l’autre la cannelle. Vin de cinnamome, p. 5. Source : Pline, XIV, 19.
Cistres. Voir Sistres résonnants.
Citernes. Un des ouvrages les plus importants de l’ancienne Carthage. La ville était approvisionnée d’eau par deux vastes systèmes de citernes, que Beulé a prises à tort pour des écuries d’éléphants. Il y en avait une vingtaine à Malqua, et presque autant, plus près de la mer. Elles étaient alimentées par de multiples canaux.
Clinabres Assyriens « couverts par des lames de bronze vermeil », p. 191. — Cf. Hérodote, VII, 63. « Les Assyriens étaient couverts par des boucliers faits de lames de cuivre, grossiers, mais impénétrables. »
Clypea. Sur la côte, au sud de Carthage.
Colchide. Région asiatique située à l’est du Pont-Euxin et au sud du Caucase. Cf. Strabon, II, 466 et passim.
Comagène. Province de Syrie. P. 52 : En pillant les bagages d’Hannon, les Barbares découvrent « des petits pots de commagène, graisse d’oie fondue recouverte de neige et de paille hachée ». Source : Pline, XXIX, 13 : « Cette composition célèbre se fait avec de la graisse d’oie ;…les pots qui la contiennent s’enfouissent dans la neige ;… On la prépare l’hiver, parce qu’elle ne se fige pas en été, à moins qu’on n’y mêle de la cire. » On peut se demander comment Hannon réussissait à conserver, parmi ses bagages, sous le soleil africain, cette neige mêlée de paille hachée dont parle Flaubert…
Conseil de Carthage. Ce que dit Flaubert des institutions politiques de Carthage répond bien, dans l’ensemble, à ce que nous en savons. L’autorité civile appartenait : 1° aux deux Suffètes (voir ce mot) ; 2° au Sénat, corps de 300 membres choisi dans l’aristocratie et représentant les diverses cités et tribus dont se composait la République ; 3° à une Assemblée populaire choisie parmi les citoyens dont la Fortune atteignait une somme déterminée. En outre, depuis Magon VIe siècle, à côté du Sénat fonctionna un Conseil des Cent, pris parmi les sénateurs (Gerousia des historiens grecs). À l’origine, c’était une sorte de tribunal auquel les géneraux devaient rendre leurs comptes. Mais, peu à peu, il finit par absorber toute la haute