Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/165

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DE LA BASSE-NORMANDIE 141

— Je n'en puis plus de fatigue. Ne pourriez- vous pas me permettre de me reposer chez vous et d'y coucher?

— Certainement, ma brave femme. Entrez, et reposez-vous.

On lui sert une bonne soupe, on lui donne un bon lit.

— Dormez bien et reposez-vous, lui dit la vieille. Vous reprendrez votre route demain matin.

La pauvre jeune femme tombait de sommeil, elle s'endormit tout de suite. Le lendemain on lui demanda où elle allait.

— Au pays des Margriettes. Savez-vous où c'est ?

— Non, mais mon cochon le sait. Il y va souvent, et revient chargé de toutes sortes de choses précieuses. Seulement il part tout seul le matin, tantôt à une heure, tantôt à une autre, et l'on ne peut savoir d'avance à quel moment précis il fera le voyage.

— Eh bien ! mettez-moi à coucher avec votre cochon. Quand il bougera, je m'éveillerai et je le suivrai.

On lui dit que cela n'est pas raisonnable. On