Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/219

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DE LA BASSE-XORMAKDIE 195

m'a offert de m'en mettre. Je l'ai laissé faire et de- puis je ne sais plus courir du tout. Si vous voulez me défaire, nous courrons ensemble après lui et nous le mangerons.

On lui ôte ses boulets et l'on se remet à courir. On rencontre un renard qui avait un ragot dans le derrière.

— Qui est-ce qui t'a arrangé comme ça, mon pauvre renard ?

— C'est le rémouleur. J'étais eu train d'attraper des mûres de ronce quand il est venu. Il a pré- tendu qu'il avait un secret pour me faire courir bien vite, et il m'a offert de me l'enseigner, c'était de me mettre un ragot dans le derrière. Je l'ai cru, je me suis laissé faire, et voilà que je ne sais plus courir du tout. Si vous voulez me dé- faire, nous courrons après lui et nous le mange- rons.

On lui ôte le ragot et voilà les trois animaux courant de compagnie sur les traces du rémouleur. Ils l'avisent (i) à la fin. Il avait repris son émou- lette. En voj-ant le loup, il la lui montre en la faisant tourner. Le loup se sauve, la queue entre

(l) L'apervoivent.