Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/229

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DE LA BASSE-XOR^L\NDlE 205

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Un passant entre dans une cabane pour de- mander son chemin. La mère et la fille sont à leur rouet.

— Prenez la première à droite, lui dit la fille, avalez la cache, vous tomberez sur le hamel au FUambe, puis vous cacherez à gauche...

Le voyageur avait l'air de ne pas comprendre.

— Grande pètre ! dit la mère à sa fiUe, lève ten tchu et li mouëtre, à chu moussieu.

(Grande paresseuse, lève ton derrière, et montre le chemin à ce monsieur).

Mais il y a dans le patois une équivoque intra- duisible en français.

Quelques personnes de la ville étaient allées dîner chez un paysan. Celui-ci leur donna des serviettes et n'en prit pas pour lui.

— Pourquoi ne prenez-vous pas de serviettes comme nous ? lui dit un des messieurs.