Page:Fleury - Littérature orale de la Basse-Normandie, 1883.djvu/336

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312 LITTÉRATURE ORALE

Frappe par trois coups à la porte, En demandant bien poliment A voir sa tant jolie maîtresse, Celle que son cœur aimait tant.

Cell' que vot' cœur aimait tant S'est rendue à notre couvent. Cessez vos pleurs, séchez vos larmes. Ici il ne faut point d'amant ; Cell' qui a pour vous tant de charmes S'est rendue à notre couvent.

— Madame, ayez pitié de moi, Je viens du service du roi ; Puisqu'elle s'est rendue sous vos lois, Je sais qu'il faut qu'elle y demeure, Mais auparavant que je meure. Faites-la moi voir une fois.

La bell', prctez-moi votre doigt. Que je vous gage de ma foi; Cet anneau d'or, je vous le donne. Comme une marque de ma foi ; Jamais je n'aimerai personne : Belle, souvenez-vous de moi.