Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/164

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



MEULEMEESTER

Vous avez dit cette histoire à Séraphin ?


SUZANNE

Mais non ! je sais que vous n’aimeriez pas ça… Allez, Monsieur Meulemeester, qu’est-ce que vous auriez dit, il y a vingt ans, si on vous aurait défendu de marier celle que vous aimiez tant et qui vous avait donné un si joli petit garçon ?… Le petit Séraphin aussi est joli, vous savez… C’est vous comme deux gouttes d’eau… Est-ce qu’avec une autre vous auriez été certain que l’enfant aurait été vous tout craché ?

Allez, dites oui. Vous serez si content du bonheur de votre fils, de la reconnaissance de sa femme et de la tendresse du petit Séraphin… Et tout le monde dira : « C’est tout de même chic ce qu’ils ont fait, les Meulemeester ! »…


MEULEMEESTER

Vous ne direz jamais à Séraphin…


SUZANNE

Mais non…


MEULEMEESTER

C’est certain, hein ?


SUZANNE

Pourquoi ? J’aime mieux garder le moyen de vous faire encore chanter, si c’était nécessaire.