Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/33

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SÉRAPHIN

Oui, à vous.


ALBERT

Je vous écoute.


SÉRAPHIN

Je n’irai pas par cinq chemins, car vous savez, nous autres, à Bruxelles, on n’est peut-être pas de beaux phraseurs, mais on dit tout droit dehors ce qu’on pense… Eh bien, voilà… Je ne vous connais pas depuis très longtemps… Vous dire que j’ai beaucoup de sympathie pour vous… ça, je mentirais… Je sais que vous ne m’avez jamais rien fait, mais enfin, c’est des choses qu’on ne sait pas expliquer. Demandez à un chat pourquoi il n’aime pas un chien et à un chien pourquoi il n’aime pas un chat, ils ne sauraient pas vous répondre, n’est-ce pas ? Mais ça n’empêche pas qu’un chat peut estimer un chien et un chien peut estimer un chat !


ALBERT

Cela me paraît puissamment raisonné !


SÉRAPHIN

Monsieur Albert, j’ai un service à vous demander.


ALBERT

Allez-y.


SÉRAPHIN

Mais pour ça, il faut que je vous fasse le confident d’une affaire confidentielle et très grave. C’est à propos de mon mariage.