Page:Fonson, Wicheler - Le Mariage de mademoiselle Beulemans, 1910.djvu/80

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vous ai rien fait de mal, au contraire ; je crois que j’ai fait tout ce que j’ai pu pour vous rendre ici la vie, si pas agréable, au moins supportable… Je vous ai même laissé voir ma sympathie… et ça n’a fait qu’augmenter depuis que vous êtes ici… Je vous ai regardé comme un ami.


ALBERT

Votre ami !


SUZANNE

Mon grand ami… Eh bien, aujourd’hui je ne sais pas, il y a quelque chose… On dirait que vous êtes fâché… que vous n’êtes plus bien avec moi… je ne sais pas pourquoi… Et ça me fait beaucoup de peine.


ALBERT

Mais, Mademoiselle, je vous assure, je ne comprends pas, je n’ai ni colère, ni rancune.


SUZANNE

Voyons… parlez-moi franchement… dites-moi ce que vous avez sur le cœur… je vous en prie…


ALBERT

Eh bien, non !… je ne peux pas vous dire… je ne peux pas…


SUZANNE

Pourquoi ? Est-ce que vous n’avez pas confiance en moi ?