Page:Forestier - De la leucocythémie.djvu/33

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servateur attentif peut voir apparaître les premiers signes positifs de l’affection. Ces signes sont fournis, soit par le développement de tumeurs ganglionnaires périphériques, soit par une douleur des hypocondres, qu’il est amené à explorer par la forme qu’ils prennent dans certains cas, et qui attire l’attention.

Les engorgements ganglionnaires sont très-faciles à constater du vivant de l’animal. On est frappé par la vue de tumeurs disséminées symétriquement dans différentes régions, et correspondant à la place des ganglions lymphatiques. Ces tumeurs sont surtout remarquables à la partie supérieure du cou, le long de la trachée ; l’entrée de la poitrine, où elles forment une sorte de collier, dans l’aine, sur les parties latérales du fourreau, au-dessus des jarrets, dans la partie postérieure de la jambe. Elles sont réunies les unes aux autres comme des grains de chapelet ; ainsi que nous l’avons déjà dit, elles sont symétriques. Leur volume est variable, elles sont mamelonnées, dures, roulantes sous le doigt, douloureuses au début, indolores ensuite. Celles qui se développent dans l’auge, chez le cheval, se distinguent de celles de la morve, à leur symétrie, à ce qu’elles ne sont pas adhérentes à la peau et aussi par l’engorgement des autres ganglions.

L’idée d’une maladie autre que la leucocythémie ne saurait guère s’imposer, vu qu’il n’y en a aucune qui se caractérise par l’hypertrophie de tous les ganglions lymphatiques : la morve elle-même en laisse toujours quelques-uns d’indemnes, ou dont l’engorgement est si peu prononcé qu’il est imperceptible. Quelquefois