Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/157

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comtesse. Si la soubrette ne me trahit pas, la maîtresse ne s’apercevra jamais que je sais à quoi m’en tenir sur sa noblesse et je rirai bien en la faisant poser. Sans compter que son histoire doit être drôle et que je finirai par la savoir. Il m’en coûtera un mobilier, mais quand j’en aurai assez de la belle aux cheveux d’or, mon tapissier me le reprendra et je n’espérais pas louer avant l’année prochaine la bicoque de mon oncle. Je ne risque donc pas grand-chose, et je suis à peu près sûr de passer agréablement l’été. Dans tous les cas, je m’ennuierai moins que ce grand nigaud de Gémozac, qui va passer son temps à filer le parfait amour avec l’orpheline du boulevard Voltaire. J’aime mieux consoler la veuve du Grand-Hôtel.

Sur cette sage conclusion, Fresnay alluma un cigare et s’achemina vers son cercle, où il comptait rencontrer son ami Julien.