Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/158

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Camille Monistrol, brisée par la fatigue et par les émotions, se leva fort tard après cette nuit accidentée qui pour elle avait failli ne pas avoir de lendemain.

Brigitte, qu’elle avait dû réveiller à deux heures du matin, pour l’envoyer payer le fiacre, s’était abstenue de la questionner sur ses aventures et même de lui demander pourquoi Courapied et Georget ne rentraient pas avec elle.

Brigitte ne regrettait pas leur absence et se félicitait surtout d’être débarrassée de Vigoureux, l’horrible dogue qui menaçait de tout dévorer, les provisions et les gens.

Elle espérait aussi que sa jeune maîtresse allait renoncer à ses chimériques projets de vengeance, et qu’elle ne recommencerait plus à courir les rues en mauvaise compagnie, à des heures indues.

Camille, après avoir dormi, ne prit pas la peine de détromper sa brave nourrice, qui ne pouvait ni l’aider de sa personne, ni même lui donner un bon conseil dans le mortel embarras où elle se trouvait depuis les graves