Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/176

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me passerais-je de votre appui ? Nous n’en finirons certes pas aujourd’hui avec ce misérable Zig-Zag… et je n’ai que vous pour m’aider à le découvrir.

— M. Gémozac connaît cependant vos projets ?

— Oui, mais il les désapprouve.

— Et puis, il est trop vieux ; mais son fils ?… ce jeune homme que j’ai aperçu dans votre jardin, lorsque je suis arrivé ?

— Il les approuve, lui…, ou du moins il feint de les approuver… malheureusement il est incapable de s’y associer utilement… tout à l’heure encore il me parlait d’employer des agents de police.

— Qui ne trouveraient rien du tout. Ils tenaient le coupable, et ils l’ont laissé échapper. On ne peut pas compter sur eux. Et à nous deux, mademoiselle, nous ferons de meilleure besogne. Mais ayez donc la bonté de me renseigner avant que nous n’arrivions sur le terrain. Vous n’avez vu de ce Zig-Zag que ses mains, mais vous m’avez parlé d’une femme qu’il a enlevée. Comment est-elle ?

— Grande et brune. Je l’ai vue un instant sur les tréteaux, où elle faisait la parade, et je l’ai reconnue cette nuit, quand elle s’est montrée à la fenêtre de la maison où nous allons.

— Bon ! vous la reconnaîtrez encore bien mieux ailleurs. Mais n’a-t-il pas été aussi question d’un chien ?

— Oui, le chien de Zig-Zag. Le brave homme qui me servait l’a attrapé sur la place du Trône, au moment où il tenait dans sa gueule une cassette qu’il rapportait à son maître. Courapied l’a muselé, enchaîné…

— Courapied, c’est le mari de la maîtresse de Zig-Zag, n’est-ce pas ?… tous ces gens-là ont des noms étranges.

— La femme s’appelle Amanda.