Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/269

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L’insouciant Alfred, baron de Fresnay, ne s’était pas préoccupé, outre mesure, de la mauvaise humeur de sa maîtresse, et il n’avait pas mis deux heures à se consoler d’avoir été bel et bien mis à la porte par cette beauté capricieuse.

Une promenade au bois, avec son ami Julien, un excellent dîner au café Anglais, un tour au cirque d’Été, qui venait d’ouvrir, aux Champs-Élysées, il ne lui en fallait pas davantage pour oublier que la soi-disant Hongroise se moquait de lui et que, selon toute apparence, elle ne valait pas la corde pour la pendre.

Sans plus songer à elle, il était retourné au cercle, vers minuit, avec l’idée très arrêtée de tenter la fortune, ne fût-ce que pour vérifier la justesse du dicton : Malheureux en femme, heureux au jeu.

M. Tergowitz n’y était plus, Après le dîner, il s’était prudemment retiré, chargé des dépouilles d’une douzaine de niais qu’il avait mis à sec.

Gémozac avait lâché son camarade après le cirque,