Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/282

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cœur. Mais de quoi pouvait-il bien être question dans ce fragment de journal ? Impossible de le deviner.

— Je le saurai tout de même, se dit Fresnay. Je n’ai qu’à acheter dans le premier kiosque venu un autre numéro du même journal…, ou mieux encore, quand Olga rentrera, je l’enverrai m’en chercher un.

Et sans s’arrêter davantage à résoudre la question du fait divers, il recommença à fureter, pour tâcher de découvrir quelque indice plus significatif.

Il constata d’abord que, comme le lui avait dit Olga, les bijoux étaient restés dans les écrins, et ces bijoux avaient une assez grande valeur. Fresnay n’était pas allé jusqu’à la rivière de diamants, mais il s’était fendu d’une belle paire de pendants d’oreille en brillants et d’un certain nombre de bagues et de bracelets.

Pourquoi la comtesse les avait-elle laissés là, à la discrétion de sa femme de chambre ? C’était encore un autre mystère.

Enfin, il mit la main sur la boite plate, croyant bien la trouver fermée.

À sa grande surprise, il n’eut qu’à lever le couvercle pour l’ouvrir, et son étonnement augmenta lorsqu’il put voir ce que contenait ce coffret d’acier, doublé de velours à l’intérieur.

Il contenait une paire de gantelets d’acier bruni qui avaient dû faire partie de l’armure d’un chevalier du moyen âge.

C’était à n’y pas croire, et il fallut que Fresnay les prît, les maniât, les tournât et les retournât pour se convaincre qu’il ne se trompait pas.

D’où provenaient ces deux pièces curieuses ? Les ancêtres de la prétendue comtesse de Lugos n’avaient assurément