Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/307

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— Alors, où ont-ils pris de quoi mener la vie qu’ils mènent ? ils roulent sur l’or !

— Chez un monsieur que Zig-Zag a assassiné.

— Ah ! bah !

— C’est la vérité. L’histoire a du y être aussi, dans les journaux.

— Je ne les lis pas souvent ; et puis, quand ça s’est-il passé ?

— Il y a une quinzaine de jours.

— Je n’étais pas ici. Je travaillais à Beauvais… même que les affaires n’y marchaient pas du tout et que je suis revenue à Paris, sans un radis.

Alors, tu es sûr que Zig-Zag et Amanda ont fait un mauvais coup ?

— Je ne sais pas si Amanda en était, mais elle a dû en profiter, puisqu’elle s’est sauvée avec Zig-Zag.

— Ça, c’est clair comme le jour. Et tu voudrais les retrouver ?

— Oh ! oui.

— Pour les dénoncer ?

— Certainement. Je n’aurais pas pitié d’eux. Ils m’ont fait trop de mal à moi et à tous ceux qui m’ont fait du bien.

— C’est vrai que cette coquine d’Amanda te martyrisait. Et si elle est cause que ton père a été grillé, je comprends que tu aies une dent contre elle. Mais comment t’y prendras-tu pour lui mettre la main dessus ?

— Vous n’avez qu’à me dire où elle est.

— Faudrait que je le sache. Et puis, je vas te dire une chose… elle ne vaut pas cher, et son Zig-Zag non plus… mais suffit que je les aie fréquentés dans le temps… je ne voudrais pas qu’ils croient que je les ai vendus.