Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/308

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— Je ne parlerai pas de vous.

— Bien vrai ?

— Je vous le jure.

— Alors, viens avec moi.

— Vous allez me mener où ils sont ?

— Écoute ! J’ai vu Amanda ce matin… il y a une heure. Elle ne m’a pas dit où elle allait, car c’est une fine mouche, et elle se défie de tout le monde. Mais, au moment où je l’ai quittée, elle montait en voiture, et j’ai entendu l’adresse qu’elle a donnée au cocher. J’ai même pris le numéro du fiacre. Si nous le trouvons devant la porte, ce sera signe qu’elle est encore dans la maison.

— Allons-y, dit vivement Georget.

— Je veux bien. Mais je te préviens que je n’entrerai pas. Je ne veux pas qu’elle me voie.

— Eh bien ! j’entrerai, moi.

— Tu feras ce que tu voudras. Moi, je passerai mon chemin et je te laisserai te débrouiller avec elle.

— Ça me va. Est-ce loin d’ici ?

— Pas très loin. Nous y serons dans vingt minutes. Seulement, j’aime autant que tu ne marches pas à côté de moi. Nous n’aurions qu’à rencontrer Zig-Zag.

— Je vous suivrai à quinze pas.

— Alors, en route, petit ! Tâche de ne pas me perdre de vue avant d’arriver.

— Il n’y a pas de danger. J’ai bon pied, bon œil.

Olga se mit en marche, et Georget lui emboîta le pas à la distance convenue.

Elle était ravie, cette excellente Olga. Elle avait des raisons majeures pour ne pas se mettre en avant, car elle craignait de la part d’Amanda de terribles représailles. Et le