Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/313

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Alors, profitant de l’occasion, il passa la barrière et il se fit tout petit pour arriver jusqu’à la maison en côtoyant les palissades. Il n’osait même pas lever les yeux vers les fenêtres de ce salon du premier étage où mademoiselle Monistrol se tenait habituellement, et il tremblait de voir survenir Brigitte, qui l’aurait peut-être assez mal reçu.

Mais Brigitte ne parut pas et Georget avisa fort à propos, tout près de la porte, une cabane en planches où feu Monistrol serrait des arrosoirs, des râteaux et autres ustensiles de jardinage.

Zig-Zag s’était peut-être caché là, avant d’assassiner le père de Camille.

Georget s’y blottit, accroupi derrière un battant à hauteur d’appui, un battant qu’il n’avait qu’à pousser pour sortir et entrer en scène.

De ce coin bien choisi, il pouvait voir, à travers les fentes des planches mal jointes, tous ceux qui sortiraient et tous ceux qui entreraient.

Il se promit de ne pas laisser partir Amanda, de lui barrer le passage dès qu’elle se montrerait, et il attendit, immobile, que le moment vînt d’intervenir.