Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/60

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— Eh bien, reprit Camille, je remplacerai ta maman. Tu l’aimais bien, n’est-ce pas ?

— Oui, madame, et je crois que je vous aimerai aussi.

Georget était déjà rassuré et il regardait la jeune fille avec une attention profonde ; il la contemplait ; il l’admirait.

— Ton père veut bien venir avec moi, dit-elle, tu viendras aussi.

— Où donc, madame ?

— Dans un bon logement où vous serez tous les deux bien traités, bien couchés, bien nourris.

— Qu’est-ce qu’il faudra faire pour ça ?

— M’aider à retrouver un homme qui m’a fait du mal et qui vous en a fait aussi… un homme et une femme…

— Zig-Zag et… oh ! ça me va !…

Il n’avait pas voulu, devant son père, prononcer le nom d’Amanda. Camille lui en sut gré et se dit qu’avec son intelligence précoce, cet enfant serait un précieux auxiliaire.

— Ça ne sera pas commode, reprit le gamin. Ah ! s’ils avaient seulement laissé Vigoureux… mais ils ont eu soin de l’emmener.

— Vigoureux ? interrogea Camille.

— Oui, le chien de Zig-Zag. Il saurait bien retrouver son maître.

Georget parlait encore, lorsqu’un énorme dogue, lancé comme un boulet de canon, se jeta dans ses jambes et faillit le renverser.

— C’est lui ! s’écria Courapied. Zig-Zag ne doit pas être loin.

Camille, pâle d’émotion, chercha des yeux le clown, mais contrairement aux prévisions du mari d’Amanda, le clown ne se montra point.