Page:Fortuné du Boisgobey - Le Pouce crochu, Ollendorff, 1885.djvu/90

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Pendant que Julien Gémozac et son camarade Fresnay cherchaient au concert des Ambassadeurs l’énigmatique comtesse de Lugos, qui venait de disparaître avec son équivoque cavalier, Camille Monistrol et ses auxiliaires se préparaient à entrer en chasse.

Dix heures venaient de sonner. Ils étaient réunis dans la cuisine de la maisonnette du boulevard Voltaire et tous les trois sous les armes, c’est-à-dire en tenue d’expédition.

Courapied avait exécuté avec intelligence et célérité les ordres de Camille. Un magasin de vêtements confectionnés l’avait habillé de pied en cap et lui avait fourni un costume pour Georget et un costume d’homme pour mademoiselle Monistrol, qui, avant de l’expédier, lui avait remis de quoi payer comptant tous ces achats et même de quoi commencer sur un bon pied une existence nouvelle.

Un des cinq rouleaux d’or avancés par M. Gémozac père y avait passé.

Le pitre s’était travesti en petit bourgeois de banlieue,