Page:Foucauld, Dictionnaire touareg.djvu/1956

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« an. haut sur jambes et mince » ; d. ce s., a un féminin tăżeleoużelaout ⵜⵥⵍⵓⵥⵍⵓⵜ (pl. tiżeleoużelaouîn ⵜⵥⵍⵓⵥⵍⵓⵏ), daṛ tżeleoużelaouîn. Se dit des chameaux, des chevaux, des chiens, des chèvres, etc. ‖ v. ⵍⴾⵜ élaket.

teżżĕl-aḍer ⵜⵥⵍⴹⵔ (m. à m. « elle a tendu le pied ») sf. (s. et pl.) ‖ arc-en-ciel.

ăżala ⵥⵍⴰ sm. (s. s. pl.) ‖ fait de tendre fortement les jarrets en écartant les jambes de derrière, se fouettant violemment l’entrejambe avec la queue, et lançant qlq. jets d’urine (en signe de colère) (le suj. étant un chameau étalon) ‖ ne se dit que des chameaux étalons. Indique chez eux une violente colère ‖ ăout ăżala « frapper l’ăżala » signifie « faire ăżala (tendre fortement les jarrets en écartant les jambes de derrière, se fouettant violemment l’entrejambe avec la queue, et lançant qlq. jets d’urine) ».

eżel ⵥⵍ va. prim. ; conj. 30 « ebeḍ » ; ρ (iżĕl, iżâl, éd iżel, our iżil) ‖ 1. payer (réparer, en payant, le dommage matériel de) [un an., une ch., volés, perdus, abîmés] [à leur propriétaire] ; 2. payer (en réparation d’un dommage matériel) [telle ou telle somme ou telle ou telle ch.] [à qlq’un] (pour un an., une ch., volés, perdus, abîmés, qui sont sa propriété) ‖ a aussi les s. pas. et pron. « 1. être payé ; 2. être payé » et « 1. se payer ; 2. se payer » ‖ d. le s. 1., le rég. dir. est un an. ou une ch. volés, perdus, abîmés, détériorés, volontairement ou non, à leur propriétaire, par le suj. ou par une p. ou un an. dont le suj. est responsable. Le propriétaire, auquel le suj. paie la valeur du dommage, se met au datif. Ce au moyen de quoi le suj. paie au propriétaire le dommage causé est à l’abl. et accompagné de s (es) « au moyen de » ; cela peut être la chose volée elle-même qu’il restitue, s’il s’agit d’un vol, ou de l’argent, des an., des marchandises, n’importe quoi qu’il donne en dédommagement. — D. le s. 2., le rég. dir. est ce que le suj. donne au propriétaire de ce qui a été volé, perdu, abîmé, détérioré, en dédommagement ; cela peut être la ch. volée elle-même, que le suj. restitue, s’il s’agit d’un vol, ou de l’argent, des an., des marchandises, d’importe quoi qu’il donne com. compensation. Le propriétaire, auquel le suj. paie la valeur du dommage, se met au datif. Ce à cause de quoi le suj. donne le rég. dir., c. à d. l’an. ou la ch. volés, perdus, abîmés, détériorés à leur propriétaire par le suj. ou par une p. ou un an. dont le suj. est responsable, est à l’abl. et accompagné de daṛ « dans » ‖ p. ext. « se payer soi-même de sa propre main (en réparation d’un dommage matériel) de [un an., une ch., qui ont été volés, perdus, abîmés (en les prenant soi-même de celui qui les a volés, perdus, abîmés, ou qui est responsable du dommage causé, à la connaissance de celui-ci ou à son insu)] ».