Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/14

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Scène IV

CHILPÉRIC, SEMPRONIA, en toilette de mariée, sans la coiffure ; elle entre par la gauche.



SEMPRONIA.

Mon Dieu ! ce vilain coiffeur ne veut donc pas venir ?… (S’avançant et apercevant Chilpéric.) Ah !…


CHILPÉRIC, se levant brusquement.

Que vois-je ?… suis-je le jouet d’une apparition ? Est-ce une illusion décevante !… Veill’-je ou dorm’-je ?

Chant.
––––Est-ce une erreur de mon œil en délire ?…
––––Serait-ce, hélas ! un mirage trompeur ?

SEMPRONIA, à part.
––––Grand Dieu ! c’est lui, pour qui mon cœur soupire.
––––Lui !… Plumoizeau ! mon futur… ô bonheur !…

CHILPÉRIC.
––Je ne me trompe point ; voilà ma bien-aimée,
––––L’ange inconnu, je le retrouve enfin !
––L’espoir, l’espoir immense, en mon âme charmée
––––––––Vient se nicher soudain.

SEMPRONIA, à part.
–––––––––O destin prospère !
–––––––––C’est lui que mon père
–––––––––Attend aujourd’hui.