Page:Frébault - Apothicaire et perruquier.djvu/18

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



PLUMOIZEAU, avec hésitation.

Mais certainement, mademoiselle.


CHILPÉRIC, à part, avec désespoir.

Est-elle jolie !… Mais où donc est celui qui ose prétendre à ses cheveux ?… il ne m’est point encore apparu.


SEMPRONIA, à Chilpéric, qu’elle fait asseoir à table.

En attendant, Mettez-vous là ; après un tel voyage, votre estomac…


CHILPÉRIC, avec exaltation.

Ce n’est pas mon estomac, c’est mon cœur.


PLUMOIZEAU.

Quel peut être ce monsieur si frisé qui mange ? un parent, sans doute… Je voudrais bien manger aussi, moi ; j’ai une faim de loup…


SEMPRONIA, vivement, à Plumoizeau.

Alors dépêchons-nous.


PLUMOIZEAU, avec joie.

Je ne demande pas mieux. (A part.) Oh ! bonheur ! je suis aimé !… Est-elle gentille ! est-elle gentille !


CHILPÉRIC, à part.

Amère dérision ! je mange ! elle se marie aujourd’hui, et c’est moi qui viens la coiffer… Est-ce pour cela que je devais la retrouver ?