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SOUVENIRS D’UN PAGE.

de sa famille, elle lui dit, avec tout le ménagement possible, qu’elle ne devait conserver aucun espoir de les revoir. Madame se laissa tomber sur son siége et s’écria douloureusement « Quoi ! et ma tante aussi » Ces mots furent suivis d’un effrayant silence, puis d’un déluge de larmes. La pauvre madame de Chantereine était désolée ; elle sanglotait avec elle. Enfin, pour détourner tant soit peu ses idées, elle lui représenta que l’heure de son déjeuner approchait, que ses gardiens, en entrant chez elle, la trouveraient dans un état qu’ils reprocheraient à sa compagne, si elle ne prenait assez sur elle pour essuyer ses larmes. Cette excellente.....

(Le reste de cette lettre ne s’est point retrouvé.)


Lettre de Marie-Thérèse-Charlotte, fille de Louis XVI, à Madame la duchesse d’Orléans avant son départ.


18 décembre 1795.


Madame, je n’ai pas voulu, avant de quitter la France, ne pas marquer l’estime et l’amitié que j’ai pour la seule parente que le Ciel m’ait laissée dans ce pays. J’avais désiré vous emmener avec moi, mais on m’a dit que vous ne vous souciiez pas de quitter notre infortunée patrie ; hélas ! c’est bien simple. Je vous prie de croire que j’ai souvent pensé à vous, et que, malgré les événements, votre caractère m’était si bien connu que je n’ai jamais pensé à vous qu’en bien.

Adieu, Madame, je pars ; puisse-je un jour vous re-