Page:Froment - Notice historique sur L'Abord-à-Plouffe, c1920.djvu/37

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Disons ici que les Jésuites dont la réputation n’est plus à faire, sont les directeurs de cette œuvre éminemment chrétienne, des Retraites fermées et que sous l’impulsion intelligente et admirable du dévoué Père Pépin Archambault, cette œuvre ne peut que se développer d’une manière grandiose.

La Villa St-Martin est devenue le siège de toutes les œuvres sociales. C’est là qu’on y a fondé l’Action française, la Vie nouvelle, l’Almanach de la langue française, la distribution des tracts, les Semaines sociales. C’est encore là que les Voyageurs de commerce ont décidé de former leur union si belle qui fait tant de bien à travers le pays. Enfin c’est là que par la prière, la parole et l’action, les âmes généreuses sont venues se retremper pour la grande cause du bien.

Un jour, qu’on me permette cette anecdote, un homme riche et puissant, le roi d’une paroisse florissante de Montréal se présente à la maison des Retraites fermées. Depuis trente ou quarante ans cet homme a gêné son curé dans ses œuvres paroissiales. Il a fait sa religion mais aussi il a créé à son vénérable pasteur des ennuis sans nombre. Il est venu à la Retraite des hommes de profession attiré par un ami. « Viens te reposer trois ou quatre jours ». On le reçut avec joie et courtoisie. Aux premières heures il sembla s’ennuyer. À la première récréation du midi, après avoir remarquer la gaieté de bon aloi de ses confrères, il est resté songeur. Aux conférences il assiste plutôt par curiosité. Mais Dieu fait son