Page:Froment - Notice historique sur L'Abord-à-Plouffe, c1920.djvu/49

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Leblanc, Cyrille Taillefer, etc etc…… Et si mon interlocuteur ne m’eut pas arrêté je les aurais toutes nommées….. Elles sont si coquettes et si propres nos maisons de « chez nous » !


Parmi ces maisons il en est deux que je remarque plus que les autres et pour cause. Ce sont les écoles. L’École de la Commission Scolaire est toute de bois, bien convenable et très spacieuse. Elle date de 1866, trois classes et le logement des institutrices la composent. Elle est située sur la grande route, presque vis-à-vis l’église paroissiale, sur la terre de feu Maximin Mercier. 116 enfants des deux sexes, sous la direction de Mesdemoiselles Catherine et Alice Martin, la fréquentent. Il faut dire que l’instruction est en honneur à l’Abord-à-Plouffe. Les parents comprennent l’importance de l’éducation et s’efforcent de la fournir à leurs enfants.


Il y a aussi l’Académie Jeanne D’Arc fondée et dirigée par Mademoiselle Élodie Boucher et dans laquelle 25 élèves reçoivent des cours spéciaux. 18 vont au collège ou au couvent de Cartierville et 5 aux différents collèges classiques des alentours : Ste-Thérèse, St-Laurent, l’Assomption et Montréal. Les examens, que les Messieurs de la cure ou de la Commission Scolaire, font subir aux élèves, en décembre et en juin de chaque année prouvent bien avec quel zèle et quel dévouement on développe chez nous l’intelligence des jeunes. Ceux-ci d’ailleurs répondent bien à l’appel de leurs Maitresses. Les cahiers de rapports sont très élogieux. L’assiduité, l’application, la politesse, l’instruction