Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/22

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Les investigations des deux agents continuèrent par toute la maison, mais les plus minutieuses recherches ne leur firent rien découvrir absolument, pas une pièce à conviction, pas le plus faible indice pouvant servir de point de repère ou de départ. Même, tous les papiers de la veuve Lerouge, si elle en possédait, avaient disparu. On ne rencontra ni une lettre, ni un chiffon de papier, rien.

De temps à autre, Gévrol s’interrompait pour jurer ou pour grommeler.

— Oh ! c’est crânement fait ! voilà de la besogne numéro un. Le gredin a de la main !

Eh bien ! messieurs ? demanda enfin le juge d’instruction.

— Refaits, monsieur le juge, répondit Gévrol, nous sommes refaits ! Le scélérat avait bien pris toutes ses précautions. Mais je le pincerai. Avant ce soir j’aurai une douzaine d’hommes en campagne. D’ailleurs, il nous reviendra toujours. Il a emporté de l’argenterie et des bijoux, il est perdu.

— Avec tout cela, fit M. Daburon, nous ne sommes pas plus avancés que ce matin !

— Dame ! on fait ce qu’on peut, gronda Gévrol.

— Saperlotte ! dit Lecoq entre haut et bas, pourquoi le père Tirauclair n’est-il pas ici ?

— Que ferait-il de plus que nous ? riposta Gévrol en lançant un regard furieux à son subordonné.