Page:Gaboriau - L’Affaire Lerouge.djvu/291

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— Oui, monsieur, l’assassinat de cette pauvre vieille, à La Jonchère.

— Précisément, répondit M. Daburon.

Et se souvenant fort à propos de sa promesse au père Tabaret, il ajouta :

— Si la justice est arrivée à vous si promptement, c’est que nous avons trouvé votre nom mentionné souvent dans les papiers de la veuve Lerouge.

— Je n’en suis pas surpris, répondit l’avocat, nous nous intéressions à cette bonne femme, qui a été ma nourrice, et je sais que madame Gerdy lui écrivait assez souvent.

— Fort bien ! Vous allez donc pouvoir nous donner des renseignements.

— Ils seront, je le crains, monsieur, fort incomplets. Je ne sais pour ainsi dire rien de cette pauvre mère Lerouge. Je lui ai été repris de très-bonne heure ; et depuis que je suis homme, je ne me suis occupé d’elle que pour lui envoyer de temps à autre quelques secours.

— Vous n’alliez jamais la visiter ?

— Pardonnez-moi. J’y suis allé plusieurs fois, mais je ne restais chez elle que quelques minutes. Madame Gerdy, qui la voyait souvent et à qui elle confiait toutes ses affaires, vous aurait éclairé bien mieux que moi.

— Mais, fit le juge, je compte bien voir madame Gerdy, elle a dû recevoir une citation.